Facturation électronique et e-Reporting en France

La facturation électronique B2B entre en vigueur France à partir du 1er septembre 2026. À compter de cette date, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront également émettre des factures électroniques. Elles devront également se conformer à l'obligation d'e-Reporting (déclaration électronique). Pour les petites entreprises et les micro-entreprises, l’obligation d’émission entrera en vigueur le 1er septembre 2027.

Caractéristiques de la facturation électronique en France

La France a été pionnière en matière de facturation électronique, dont la validité légale du document est reconnue depuis 1990. Traditionnellement, le support de factures électroniques le plus courant est celui de l'EDI, souvent accompagné de procédures additionnelles destinées à assurer la conformité réglementaire du processus de facturation.

Depuis 2020, la facturation électronique est obligatoire pour les administrations publiques et l'ensemble de leurs fournisseurs, marquant ainsi une étape importante vers la dématérialisation des processus fiscaux.

Nouveau modèle fiscal et nouvelles normes 

La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a annoncé un nouveau cadre normatif basé sur des évaluations approfondies menées auprès parties prenantes au profil varié. Ce nouveau modèle prévoit la mise de : 

  • La facturation électronique obligatoire entre les entreprises privées.
  • La transmission de données relatives aux transactions auprès des autorités fiscales.
  • La déclaration électronique de la TVA, garantissant ainsi une transparence totale et le respect des obligations fiscales.

Ce système modernisé est conçu afin d'améliorer l'efficacité du système actuel, de réduire la fraude fiscale et de fournir à l'administration française une vision en temps réel de l'activité économique.

 

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Entreprises concernées

L'obligation de facturation électronique et e-Reporting s'applique à toutes les entreprises assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en France. Il s'agit d'entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, ce qui permet d'assurer la conformité de cette réforme avec les réglementations fiscales nationales et européennes.

Format de la facture

La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a défini que toutes les factures électroniques, qu'elles soient de type B2G ou B2B doivent être émises dans l'un des formats suivants : 

  • UBL (Universal Business Language)
  • CII (Cross-Industry Invoice) 
  • Factur-X (format PDF hybride combinant un lisible de la facture et ses données structurées).

Cette flexibilité permet d'assurer l'interopérabilité, tout en répondant aux exigences techniques du système de facturation électronique français.

Calendrier de mise en œuvre

Le gouvernement français a établi un calendrier échelonné pour l'adoption du nouveau système de facturation et de déclaration électronique, adapté à la taille des entreprises :

Septembre 2026 :

  • Réception obligatoire des factures électroniques pour toutes les entreprises.
  • Les grandes entreprises et les ETI seront tenues d'émettre des factures électroniques en France.

Septembre 2027 :

  • Les PME et micro entreprises seront tenues d'émettre des factures électroniques en France.

Cette approche progressive assure une transition en douceur, permettant aux entreprises de différentes tailles de s'adapter efficacement aux nouvelles normes.

Flux de facturation en France

Dans le cadre du nouveau modèle du système de facturation électronique, dit « schéma en Y », les entreprises génèrent des factures électroniques et des flux e-Reporting et les adressent aux Plateformes Agréées (PA/PDP) associées pour validation. Ces plateformes effectuent les vérifications nécessaires requises par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). Une fois vérifiées, les factures sont envoyées aux destinataires, tandis que les PDP communiquent directement à la DGFiP les informations fiscales requises.

Le portail public de facturation (PPF) a subi d'importantes modifications, recentrant son champ d'application à deux objectifs principaux :

  • Gestion de l'annuaire : identification des entreprises grâce à leurs numéros SIREN/SIRET et assurer l'interopérabilité entre les entreprises connectées par l'intermédiaire d'une PA.
  • Consolidation de l'information pour l'administration fiscale : gestion des extractions de données de factures (flux 1) et e-Reporting.

Par conséquent, seul le circuit C reste en vigueur, tandis que les circuits A et B1/B2 sont exclus du cadre, du moins pendant les premières étapes de la mise en œuvre de la réforme.

Gestion du cycle de vie des factures

En France, le modèle de facturation électronique prévoit non seulement que les entreprises émettent des factures, mais aussi qu'elles génèrent des notifications, tout au long du cycle de vie de la transaction. Ces notifications assurent une traçabilité complète du processus, ce qui permet de détecter rapidement d'éventuels incidents.

Ce système est une évolution du processus actuel de gestion des factures électroniques B2G (dans le cadre de Chorus Pro), dans lequel les entités publiques concernées mettent régulièrement à jour le statut de leurs factures.

Statuts obligatoires du cycle de vie des factures

Dans un souci de cohérence et de transparence, la DGFiP a défini une série de statuts obligatoires destinés à retracer le cycle de vie nominal des factures électroniques :

  • Déposée : La facture est envoyée à la plateforme.
  • Rejetée : la facture ne répond pas aux normes techniques de la plateforme.
  • Refusée : la facture est refusée par le destinataire.
  • Encaissée : le paiement est confirmé par le fournisseur.

Ces statuts du cycle de vie constituent la base des mécanismes de traçabilité, garantissant ainsi la fluidité du traitement et le respect de la réglementation française en matière de facturation électronique.

Plateforme Agréée (PA/PDP)

Les Plateformes Agréées (PA/PDP) font l'objet d'une immatriculation officielle par la DGFiP afin de confier la gestion des flux e-Invoicing et e-Reporting à une quantité restreinte d'éditeurs répondant à un cahier des charges exigeant. Ces plateformes agissent en tant qu'intermédiaires afin de valider, transmettre et archiver les factures, en garantissant l'intégrité, la sécurité et la conformité des données.

 

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Principales fonctions des PA

  • Validation et conversion des factures : vérifier l'authenticité des factures et assurer la conformité avec les formats requis tels que Factur-X, UBL et CII.
  • Transmission et réception : faciliter un échange transparent des factures entre les entreprises et assurer la transmission des données de factures au PPF.
  • Archivage : archivage sécurisé et à long terme des factures, conformément à la législation en vigueur.

Conditions pour être immatriculé PA

  • Respect strict des normes techniques, y compris de mesures de sécurité avancées (exemple : authentification forte).
  • Prise en charge de divers formats de facturation au-delà de ceux du socle minimum.
  • Immatriculation par la DGFiP (à l'issue d'un audit).
     

Chorus Pro

Chorus Pro est la plateforme concentratrice de gestion des factures électroniques échangées entre les entreprises et les administrations publiques. Elle simplifie les processus administratifs en permettant l'envoi, le traitement et l'archivage des factures de manière sécurisée et efficace.

La plateforme prend en charge des formats structurés tels que UBL, CII et Factur-X, ce qui garantit l'interopérabilité en France et en Europe. Les administrations publiques utilisent Chorus Pro pour recevoir et traiter les factures tout en assurant une stricte conformité de leurs flux avec les réglementations légales et fiscales.

Principales fonctionnalités de Chorus Pro :

  • Centralisation des factures : une plateforme unique pour gérer les factures électroniques de manière sécurisée et efficace.
  • Validation et vérification : des contrôles automatiques garantissent que les factures répondent à toutes les exigences réglementaires.
  • Sécurité et confidentialité : des mécanismes robustes protègent les données sensibles tout au long du processus de facturation.
  • Intégration du système : les méthodes API permettent une intégration transparente avec les SI.
     

Portail Public de Facturation - PPF

Le Portail Public de Facturation (PPF) centralisera les flux de facturation électronique en France. Bien qu'initialement conçu pour faciliter les transactions avec les administrations publiques, son champ d'application évolue pour accompagner la transition vers le nouveau système de facturation électronique B2B.

Actuellement, Chorus Pro permet d'envoyer des factures aux formats standards (UBL, CII, Factur-X) via EDI ou API, assurant ainsi la conformité avec la réglementation française. 

Des ajustements récents de la DGFiP ont limité le rôle du PPF à des fonctions clés, telles que la tenue de l’annuaire et la gestion des flux e-Reporting. Ces changements visent à simplifier la mise en œuvre et à permettre d'optimiser les capacités de la plateforme.

Alors que la France se dirige vers une obligation globale de facturation électronique B2B, le PPF héritera de l'infrastructure robuste de Chorus Pro, garantissant la conformité, l'interopérabilité et l'efficacité.

 

Annuaire – Annuaire centralisé des entreprises

L'annuaire, géré par l'Agence pour l'Informatique Financière de l'Etat (AIFE), est un annuaire centralisé contenant les données d'identification des entreprises, y compris le numéro d'identification fiscale SIREN. Il assure l'interopérabilité et le bon acheminement des factures électroniques en France.

En se déclarant à l'Annuaire, les entreprises :

  • Fournissent des données d'identification essentielles (par exemple SIREN, SIRET, codes de routage).
  • Facilitent l'acheminement des factures et l'interopérabilité entre les parties concernées, y compris les plateformes de dématérialisation.
  • Assurent le respect des obligations fiscales et légales liées au modèle de facturation électronique.

L'annuaire est la pierre angulaire du système de facturation électronique en France, favorisant une communication précise, transparente et efficace entre les entreprises.

L’e-Reporting : comment ça marche ?

L’ e-Reporting est un système de déclaration fiscale en France conçu pour déclarer les transactions qui ne sont pas couvertes par la facturation électronique. Il fournit des informations sur les transactions nationales et internationales B2C, les transactions internationales B2B et les données de paiement liées à certaines transactions spécifiques.

Le processus implique que les entreprises déclarent les données relatives aux transactions à une Plateforme Agréée (PA/PDP), qui valide les informations et les transmet au portail public de facturation (PPF) afin qu'elles soient ensuite soumises à la DGFiP.

Contrôle et suivi par l'administration fiscale

Le système assure une traçabilité complète à chaque étape de la transmission. Les statuts couverts sont les suivants :

  • Reçu par la plateforme : la déclaration a été reçue.
  • Accepté par la plateforme : la déclaration a été validée.
  • Partiellement accepté : seule une partie des données a été intégrée.
  • Rejeté : La transmission de données n'a pas été acceptée.
  • Envoyé à l'administration : La déclaration a été transmise à la DGFiP.

L'e-Repoting garantit la transparence et la conformité, tout en permettant d'assurer un contrôle fiscal approfodi des entreprises.
 

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Entreprises concernées et calendrier de mise en œuvre

Quelles sont les entreprises qui doivent se conformer au e-Reporting ?

L'obligation d'e-Reporting s'applique à :

  • Toutes les entreprises effectuant des transactions internationales B2C et B2B.
  • Les entreprises étrangères non établies en France qui effectuent des opérations soumises à la TVA en France, en s'assurant du respect de la réglementation fiscale française.

Ce système vis à déclarer les transaction qui n’intègrent pas le périmètre de l’obligation de facturation électronique B2B domestique, telles que les opérations et les paiements transfrontaliers, ce qui permet d'assurer un suivi complet de l'activité fiscale.

Calendrier de mise en œuvre

La mise en œuvre de l'e-Reporting est alignée sur le calendrier de la facturation électronique obligatoire en France :

  • Septembre 2026 : Les grandes entreprises et les ETI sont tenues de déclarer leurs flux e-Reporting en même temps que la facturation électronique.
  • Septembre 2027 : les PME et les micro-entreprises seront soumises à l'obligation.

Quelles sont les informations qui doivent être communiquées par le biais du système e-Reporting ?

Le système de l'e-Reporting nécessite de la part des entreprises qu'elles communiquent des données relatives aux transactions non couvertes par l'obligation de facturation électronique domestique, y compris les transactions internationales B2B et B2C.

Transactions internationales B2B

Pour les transactions internationales B2B, l'e-Reporting s'applique aux :

  • Transactions impliquant des entités non établies en France.
  • Transactions intracommunautaires, les exportations et les transactions internationales soumises à la TVA française.

Les données relatives à l'e-Reporting B2B international sont identiques à celles de l'obligation e-Invoicing B2B domestique, à l'exception de l'exclusion du numéro de TVA (SIREN) de l'entité étrangère. Les entreprises peuvent déclarer ces informations individuellement (par transaction) ou en agrégeant les données pour une période spécifique).

Transactions B2C

L'e-Reporting B2C comprend :

  • Les ventes au détail et les ventes à distance à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE.
  • La fourniture de biens ou de services à des personnes non assujetties, telles que les particuliers.

Comme pour les transactions B2B, les entreprises peuvent déclarer les données B2C individuellement ou via une déclaration agrégée. Les déclarations agrégées résument les transactions sur une période donnée et sont transmises au PPF.

Scénarios de déclaration des transactions B2C

La DGFiP a défini trois scénarios :

  1. Au travers d'un POS : envoi de résumés quotidiens (exemple : ticket Z).
  2. Via une déclaration de factures électroniques : transmission des données nécessaires en utilisant les mêmes canaux que pour la facturation électronique B2B.
  3. Déclaration agrégée sans détail : transmission des résumés hebdomadaires ou mensuels.

Ce cadre garantit que les transactions B2B et B2C sont déclarées de manière efficace, ce qui permet de se conformer à l'évolution de la réglementation fiscale française.

Questions fréquentes sur la facture électronique en France

La facturation électronique B2B devient obligatoire en France à partir du 1er septembre 2026. Elle sera mise en place de manière progressive en fonction de la taille des entreprises. À compter de cette date, toutes les entreprises concernées devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) devront également émettre leurs factures par voie électronique. Les petites entreprises, les micro-entreprises et les PME auront jusqu’au 1er septembre 2027 pour se conformer à l’obligation d’émission. L’e-Reporting suit le même calendrier de déploiement que l’obligation d’émission des factures électroniques.

À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques, quelle que soit leur taille. Cette obligation concerne les grandes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire (ETI), les PME et les micro-entreprises. Pour recevoir des factures éléctroniques dans le cadre du nouveau modèle français, les entreprises devront être équipées d’une Plateforme Agréée (PA) chargée de gérer la réception et l’échange des factures électroniques.

Une Plateforme Agréée (PA) est une plateforme certifiée par l’administration française et chargée de gérer l’échange des factures électroniques ainsi que la transmission des données d’e-Reporting. Ces plateformes feront office d’intermédiaires entre les entreprises dans le cadre du modèle français de facturation électronique. Elles permettront d’émettre, de recevoir et de transmettre les factures, ainsi que de communiquer certaines données relatives aux transactions et aux paiements à l’administration. Les entreprises pourront choisir la PA la mieux adaptée à leurs besoins ; il n’est pas nécessaire que le fournisseur et le client utilisent la même plateforme.

Les termes PA et PDP désignent en substance le même type de plateforme ; la différence réside dans leur appellation. PDP était l'acronyme de Plateforme de Dématérialisation Partenaire, utilisé lors des premières phases de la réforme. Avec l’évolution de la réglementation, la France a adopté la dénomination Plateforme Agréée (PA) pour désigner les plateformes accréditées qui interviennent dans l’échange de factures électroniques et dans la gestion du flux e-Reporting. Par conséquent, « PA » est désormais le terme à utiliser, même si l’abréviation « PDP » peut encore apparaître dans des documents antérieurs relatifs à la facturation électronique en France.

Le Portail Public de Facturation (PPF) constitue l'infrastructure centrale du modèle français. Néanmoins, il ne fait pas office de plateforme intermédiaire centrale assurant l'échanges des factures B2B entre les entreprises. Suite à la réorientation du projet, ses fonctions se concentrent principalement sur deux services : l’Annuaire, qui assure le routage des factures entre les entreprises et les plateformes agréées, et le concentrateur de données, chargé de centraliser les informations réglementaires transmises par les plateformes agréées à la DGFiP.

L'Annuaire est le référentiel central de la facturation électronique en France. Il permet d'identifier les coordonnées du destinataire d'une facture. Ce répertoire recense les entreprises et les organismes publics intégrés au système, la « Plateforme Agréée » associée à chaque entité ainsi que leurs adresses électroniques de facturation. Ainsi, une entreprise peut consulter l’Annuaire pour déterminer automatiquement vers quelle plateforme et à quelle adresse elle doit envoyer sa facture électronique. Le service de consultation de l’Annuaire est opérationnel depuis septembre 2025.

Le socle minimum, c’est-à-dire l’ensemble minimal de formats d’interopérabilité de la facture électronique en France, repose principalement sur les formats UBL, CII et Factur-X. L’UBL (Universal Business Language) et le CII (Cross Industry Invoice) sont des formats structurés conçus pour le traitement automatique des données. Le Factur-X est un format hybride qui combine des informations structurées avec une représentation visuelle de la facture au format PDF. Ces formats s’appuient sur la norme européenne EN 16931 et sur les spécifications techniques définies dans le cadre de la réforme française.

L'e-Reporting concerne principalement les opérations ne relevant pas du champ d'application de la facturation électronique B2B domestique. Il s'agit notamment des opérations réalisées avec des consommateurs ou des personnes non assujetties à la TVA (B2C) ainsi que les opérations B2B réalisées avec des entreprises non établies en France. Le système prévoit également la transmission de certaines données de paiement, notamment dans le cadre de prestations de services lorsque l'exigibilité de la TVA est liée à l'encaissement. Les données sont transmises à l'administration via une « Plateforme Agréée ».

Les opérations B2B avec une entreprise non établie en France ne relèvent généralement pas du système de facturation électronique B2B domestique appliqué entre entreprises établies en France. Dans ce cas, il existe toutefois une obligation d’e-Reporting. Certaines données relatives à l’opération B2B international sont transmises à l’administration française. L'obligation concrète dépendra de la nature de la transaction, de son traitement au regard de la TVA et des éventuelles exonérations applicables. Par conséquent, les opérations internationales doivent être analysées en amont du projet. 

L'impact dépendra principalement du statut de l'entreprise étrangère en matière de TVA (établie ou non en France) et du type d'opérations qu'elle réalise. Une entreprise disposant d'un établissement en France soumis aux obligations de la réforme pourra être intégrée au système de facturation électronique B2B pour ses opérations domestiques. En revanche, une entreprise étrangère sans établissement en France n’est pas automatiquement soumise à l’obligation de facturation électronique B2B du fait qu’elle dispose d’un numéro de TVA français.

Toutefois, une entreprise étrangère non établie peut être tenue d’effectuer un e-Reporting lorsqu’elle réalise certaines opérations situées en France pour lesquelles elle est redevable de la TVA française. C’est pourquoi les entreprises étrangères exerçant une activité en France doivent analyser indépendamment leur établissement au regard de la TVA, le type de client, la localisation de l’opération et les sujets redevables de la TVA.

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